Astuces d'achat

Véhicule électrique : astuces pour payer moins cher à l’achat

Par Maxime
6 minutes

Électrique pour tous : comment optimiser le coût d’achat de votre véhicule ?

La mobilité électrique connaît un essor impressionnant sur les routes françaises. Mais malgré des aides grandissantes et une offre qui se démocratise, le ticket d’entrée pour une voiture électrique reste souvent supérieur à celui d’un modèle essence ou diesel classique. Pourtant, adopter la conduite zéro émission n’est plus un luxe réservé : avec quelques astuces, il est possible de profiter d’une voiture électrique sans grever durablement son budget.


L’état joue le jeu : faites le plein d’aides à l’achat

Premier réflexe : s’informer sur l’ensemble des dispositifs publics. Le gouvernement met en place, chaque année, plusieurs mécanismes pour soutenir les acheteurs, favoriser la transition énergétique et accompagner modestes comme professionnels.


  • Le bonus écologique : accessible pour l’achat d’une voiture neuve ou d’occasion 100% électrique, il peut grimper jusqu’à 7 000 € selon les revenus et la composition du foyer en 2024. Le montant dépend du prix du véhicule et du revenu fiscal de référence. Ce coup de pouce s’ajoute parfois à d’autres dispositifs.
  • La prime à la conversion : destinée à ceux qui mettent à la casse un vieux véhicule thermique polluant, elle permet de bénéficier d’une aide supplémentaire pour financer le passage à l’électrique. Son montant varie là aussi selon le profil et le type de véhicule choisi.
  • Les aides locales et régionales : certaines collectivités (Ile-de-France, Grand Lyon, métropoles ZFE) proposent des primes complémentaires allant de 1 000 à 6 000 €, cumulables avec les aides nationales. Renseignez-vous systématiquement auprès de votre Mairie ou du Conseil régional avant d’acheter.

L’addition de ces dispositifs peut faire baisser drastiquement le coût final de votre future auto, parfois de plusieurs milliers d’euros, en particulier si vous êtes primo-acquéreur d’un véhicule propre.


Neuf, occasion ou location : bien choisir son scénario

L’achat classique n’est plus le seul modèle pour devenir électromobiliste. Le marché bouge, et chaque solution mérite réflexion en fonction de votre usage réel, de votre besoin de flexibilité et, évidemment, de votre budget initial.


  • L’électrique d’occasion : le secteur se structure, l’offre s’élargit et les prix deviennent vraiment attractifs. Acheter une “seconde main” électrique permet d’accéder à des citadines ou compacts entre 8 000 € et 16 000 €, prime comprise. Certains modèles ont même fait leurs preuves en fiabilité – pensez à la Renault Zoé, la Nissan Leaf ou la Peugeot e-208.
  • La location avec option d’achat (LOA) ou la location longue durée (LLD) : les constructeurs proposent désormais des formules où l’on ne paye qu’un loyer mensuel, sans avoir à assumer la décote du véhicule. Souvent, le premier loyer est réduit via le cumul des subventions (bonus + prime conversion). Cela permet de rouler électrique avec une mise initiale minimale, sans s’engager sur le long terme.
  • Le leasing social : introduit en 2024 pour les ménages modestes, ce dispositif vise à démocratiser la mobilité propre avec des offres inférieures à 100 €/mois tout compris (assurance et entretien parfois inclus). Attention, les places sont limitées et l’éligibilité conditionnée aux revenus et à la situation géographique.

L’essentiel : comparez les coûts totaux, y compris entretien et assurance ; et n’hésitez pas à interroger concessionnaires comme mandataires pour obtenir une simulation affinée, en mentionnant toutes les aides auxquelles vous pouvez prétendre.


Bien choisir la capacité de batterie et l’autonomie

Il n’est pas toujours judicieux de viser le “maximum” : plus l’autonomie réelle grimpe, plus le prix augmente, parfois de plusieurs milliers d’euros. Avant d’acheter, évaluez honnêtement votre besoin au quotidien, selon le kilométrage moyen, le nombre de trajets longues distances et la possibilité de recharger facilement à domicile ou sur votre lieu de travail.


  • Une citadine avec 200 à 300 km réels d’autonomie suffit amplement pour les usages urbains ou périurbains.
  • Les modèles à plus de 400 km sont utiles pour les gros rouleurs, mais leurs tarifs restent élevés pour un usage strictement urbain.

Ne payez pas pour une autonomie que vous n’utiliserez presque jamais ! Privilégiez la version qui correspond à vos habitudes pour éviter un surcoût inutile, et exploitez au maximum les bornes publiques gratuites ou à tarif préférentiel (certaines municipalités, parkings de supermarchés, réseaux associatifs).


Bénéficier des remises cachées chez les concessionnaires et mandataires

Les prix affichés sont rarement ceux que vous paierez. Les stocks de véhicules électriques, en particulier lors des renouvellements de gamme, donnent lieu à des déstockages massifs. N’hésitez pas à :


  • Négocier le tarif du véhicule : à l’approche de la fin du trimestre ou d’une nouvelle version, plusieurs milliers d’euros peuvent être gagnés par la négociation.
  • Privilégier les véhicules de démonstration : faible kilométrage, garantie constructeur, prix à la baisse – c’est souvent le bon plan pour économiser entre 10 % et 20 % du tarif catalogue.
  • Élargir la recherche aux mandataires auto : ces professionnels proposent, grâce à leur réseau européen, des véhicules neufs moins chers que le circuit classique, et gèrent souvent pour vous toutes les démarches de récupération des aides.

Si vous ne trouvez pas la configuration idéale chez votre concessionnaire local, n’oubliez pas les plateformes spécialisées en ligne qui mettent en relation vendeurs et acheteurs pour maximiser l'effet concurrence.


Profiter pleinement des aides pour l’installation de la borne de recharge

Payer moins cher à l’achat, c’est aussi payer moins cher sur la durée d’utilisation. Installer une borne de recharge à domicile est le meilleur moyen de maximiser la praticité et la rentabilité de son véhicule électrique. Plusieurs aides existent :


  • Crédit d’impôt transition énergétique : il peut couvrir jusqu’à 75 % du coût de l’équipement (dans la limite de 300 € par borne pour un particulier).
  • Aide du programme Advenir : destinée aux résidents en immeuble collectif, elle finance jusqu’à 960 € l’achat et la pose d’une borne de recharge.
  • Certaines collectivités apportent aussi un complément, notamment pour les foyers modestes, afin de réduire le “reste à charge”.

Pensez à inclure ce volet dans votre projet d’achat pour éviter les mauvaises surprises et faire jouer la concurrence chez les installateurs agréés.


Comparer le coût total de possession : entretien et assurance

L’argument du prix d’achat élevé ne tient qu’en partie si l’on considère les économies réalisées sur la durée. Un véhicule électrique coûte en entretien 30 à 50 % moins cher qu’un modèle thermique (moins de pièces d’usure, vidanges supprimées, freins sollicités différemment). Côté assurance, l’arrivée de contrats dédiés (avec assistance panne et recharge) permet aussi d’abaisser la facture mensuelle, notamment si vous mettez en avant un kilométrage annuel bas et une utilisation urbaine.


Réalisez systématiquement un comparatif auprès de plusieurs assureurs. Certaines compagnies et banques partenaires de constructeurs proposent des packs “green” tout compris à prix réduit pour les nouveaux acquéreurs.


Astuces complémentaires et questions fréquentes

Voici d’autres pistes pour alléger la facture ou éviter des frais inattendus :


  • Anticipez le calendrier fiscal : le barème des aides change souvent en janvier ; un achat avant la fin de l’année ou à l’ouverture du nouveau dispositif peut générer plusieurs centaines ou milliers d’euros d’écart à caractéristiques égales.
  • Ciblez les modèles en fin de carrière : peu de différence avec la nouvelle version, mais des remises immédiates conséquentes.
  • Évitez les options superflues : la connectivité avancée, la peinture métallisée ou l’audio premium font flamber la facture sans augmenter l’autonomie ou le confort essentiel.
  • Pensez à la revente : l’électrique conserve bien sa cote si le kilométrage reste raisonnable et si les entretiens périodiques sont réalisés ; privilégiez les marques reconnues pour limiter la décote.

FAQ rapide pour un achat électrique serein

  • Peut-on cumuler toutes les aides ?
    Oui, dans la plupart des cas, bonus écologique, prime à la conversion et aides locales sont cumulables, sous réserve du respect des conditions propres à chaque dispositif.
  • L’achat en ligne d’un véhicule neuf ou d’occasion donne-t-il accès aux primes ?
    Oui, tant que le vendeur est basé en France ou dans l’Union européenne, et que vous effectuez l’immatriculation en France.
  • Pourquoi certains modèles électriques sont “non éligibles” au bonus ?
    Le bonus dépend du score environnemental du véhicule, de son prix catalogue (plafond) et du lieu de sa production. Informez-vous bien auprès de votre vendeur.
  • Puis-je obtenir un prêt à taux préférentiel ?
    Des “crédits verts” spécifiquement dédiés à l’achat de solutions de mobilité propres existent désormais chez la plupart des grandes banques.

Ce qu’il faut retenir : l’électrique accessible à tous, à condition d’être bien informé

Passer au véhicule électrique n’est pas réservé à une élite. Les aides de l’État et des collectivités, doublées de solutions innovantes de financement et d’une vigilance sur les bons plans du marché, ouvrent la voie à tous les budgets. Prenez le temps de comparer, de simuler les aides qui vous concernent, et d’interroger plusieurs vendeurs. N’hésitez pas à consulter parentsautop.com pour d’autres guides pratiques, essais comparatifs et retours d’expérience concrets.

En misant sur la bonne autonomie, une démarche administrative rigoureuse et un choix malin du mode d’acquisition, vous pouvez rouler propre… et malin.

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