Électrique & hybride

Voitures hybrides : avantages fiscaux et bonus en 2024

Par Maxime
6 minutes

Les incitations fiscales redéfinissent le marché automobile en France

Choisir une voiture hybride en 2024, c’est bien plus qu’un geste écologique : c’est aussi une décision financièrement intéressante, grâce à une politique fiscale renouvelée en France. Pendant que les zones à faibles émissions se multiplient et que les prix à l’achat restent plus élevés que ceux des modèles classiques, les pouvoirs publics misent sur une gamme complète de bonus et d’avantages. Du financement à l’usage, en passant par la revente et la fiscalité d’entreprise, tour d’horizon complet pour tous ceux qui veulent mieux comprendre — ou profiter pleinement — du « coup de pouce » à l’hybride cette année.


Comprendre le bonus écologique 2024 : à qui s’adresse-t-il et pour quel montant ?

L’un des dispositifs phares de la transition automobile reste, en 2024, le bonus écologique. Celui-ci vise à inciter l’achat de véhicules propres, hybrides compris, en particulier ceux émettant moins de 50 g de CO2/km.


  • Pour les hybrides rechargeables (« PHEV ») : à condition que le véhicule propose une autonomie en mode 100 % électrique supérieure à 50 km (cycle WLTP), son acheteur peut prétendre à un bonus jusqu’à 1 000 € pour les particuliers. Ce montant est rehaussé en cas de revenu fiscal modeste, selon le barème évolutif publié par le gouvernement.
  • Pour les entreprises : le bonus concerne aussi les professionnels sous certaines limites de prix et de volume d’achat. Un parc d’entreprise renouvelé vers l’hybride bénéficie également de suramortissement (voir plus bas).
  • Pour les « full hybrid » (non rechargeables) : ces modèles ne sont pas éligibles au bonus écologique, mais profitent parfois de remises chez certains constructeurs — à surveiller — et d’autres avantages détaillés ci-dessous.

À noter : le bonus peut être cumulé avec d’autres aides, comme la prime à la conversion.


Prime à la conversion : une aide précieuse pour changer de véhicule

Reprise de l’ancien diesel ou essence contre une hybride neuve, le principe reste attractif : la « prime à la conversion » vous facilite la transition, sous conditions d’éligibilité (ancienneté et catégorie du véhicule mis à la casse, revenu fiscal de référence, usage principal du véhicule, etc.).


  • Montant de la prime : jusqu’à 5 000 € pour les ménages modestes (plafond de revenu déterminant), principalement pour l’achat d’une hybride rechargeable ou d’une full hybrid émettant moins de 132 g de CO2/km.
  • Conditions renforcées : votre ancienne voiture doit avoir plus de 11 ans (diesel) ou 15 ans (essence), être immatriculée en France, et être envoyée à la casse après l’achat.

Cette mesure, revue chaque année, s’ajoute au bonus écologique, venant considérablement alléger la facture finale pour les familles à faibles ou moyens revenus, sous réserve de répondre à tous les critères.


Avantages fiscaux à l’achat et à l’usage hors bonus

Au-delà du prix d’achat subventionné, les voitures hybrides bénéficient d’allègements spécifiques destinés à poursuivre l’incitation sur la durée d’utilisation.


  • Carte grise à tarif réduit voire gratuite : dans la majorité des régions françaises, les véhicules hybrides (PHEV ou HEV) sont exonérés partiellement ou totalement de la taxe régionale liée à l’immatriculation. Cette économie oscille entre quelques dizaines et plusieurs centaines d’euros.
  • Taxe sur les véhicules de société (TVS) : pour les entreprises, la TVS se calcule principalement sur les émissions de CO2. Les hybrides émettant moins de 50 g/km en sont exonérées. Cette disposition avantage particulièrement les gestionnaires de flotte ou les professions libérales.
  • Malus écologique : le système de malus, revu en 2024 pour être plus progressif, affecte surtout les modèles thermiques puissants ou très polluants. Pratiquement, aucune voiture hybride ne subit de malus lors de la première immatriculation — une économie immédiate entre 1 500 et 60 000 € selon le véhicule.

L’hybride : un choix rentable aussi pour les professionnels

Au-delà du bonus à l’achat, le législateur a prévu des avantages fiscaux sur la durée pour encourager les entreprises à verdir leur parc automobile. Principal levier : le suramortissement.


  • Suramortissement : en cas d’achat d’une hybride rechargeable (ou hydrogène), il est possible de déduire une quote-part supplémentaire du prix d’achat du résultat fiscal, créant un avantage concret sur la base imposable annuelle. Le détail des modalités est publié chaque début d’année dans le code général des impôts.
  • Exonération de droits de mutation et de taxe de gestion : sous conditions, y compris sur les véhicules en location longue durée (LLD) ou crédit-bail.
  • Incitation pour les collectivités : une aide à l’achat spécifique pour les collectivités territoriales avec orientation environnementale, notamment pour les véhicules de transport scolaire ou communal.

Cas particuliers : quelques exceptions et évolutions à surveiller

Tous les véhicules hybrides ne bénéficient pas des mêmes avantages. La législation évolue régulièrement pour éviter les « effets d’aubaine » et affiner les critères à l’évolution des technologies.


  • Autonomie électrique réelle obligatoire : seuls les PHEV capables de rouler plus de 50 km en mode tout électrique sont considérés comme « propres » au sens fiscal. Certains modèles, facturés « hybrides » mais sans grande autonomie batterie, ne sont pas éligibles.
  • Plafonds de prix de vente : les modèles hybrides rechargeables vendus au-delà de 47 000 € TTC ne donnent pas droit au bonus pour les particuliers.
  • Modification du calcul de la prime à la conversion : plusieurs paramètres sont susceptibles d’être durcis ou assouplis en cours d’année, selon la politique gouvernementale et l’évolution des budgets.

Conseil : consultez la page officielle ecologie.gouv.fr et vérifiez toutes les conditions d’éligibilité avant de valider votre achat.


Réductions indirectes : économies au fil des kilomètres

L’avantage fiscal ne s’arrête pas à l’achat : le surcoût d’un modèle hybride (entre 2 000 et 7 000 € de plus qu’un modèle thermique équivalent) s’amortit plus vite grâce à la faible consommation de carburant, surtout en milieu urbain.


  • Économie à la pompe : selon l’usage, la consommation tombe sous les 2,5 l/100 km en ville pour les meilleurs hybrides rechargeables, et entre 4 et 6 l/100 km pour la plupart des full hybrid.
  • Coût d’entretien allégé : sur certains points mécaniques (freins, embrayage, alternateur), l’hybride affiche une usure moins rapide grâce au freinage régénératif et à l’alternance entre moteur thermique et électrique.
  • Assurance : de nombreux assureurs proposent désormais des contrats « mobilité douce » ou au kilomètre, avec réduction spéciale pour les conducteurs d’hybride ou PHEV (jusqu’à 15 % de remise annuelle).

Bénéfices pour la revente et accès privilégié aux zones à faibles émissions (ZFE)

Acquérir une hybride, c’est aussi parier sur l’avenir de la mobilité urbaine. En 2024, le nombre de villes interdisant, voire taxant les véhicules diesel ou essence augmente considérablement.


  • Vignette Crit’Air 1 ou 2 : la majorité des hybrides bénéficient d’un accès illimité (ou nettement facilité) aux ZFE, contrairement aux modèles thermiques.
  • Meilleure valeur résiduelle : la demande en hybride croissante, couplée à une offre encore réduite sur le marché de l’occasion, garantit une meilleure valeur à la revente par rapport à certains essence ou diesel.

Pensée long terme, cette rentabilité augmente à mesure que les politiques de restriction urbaine se durcissent.


FAQ pratique : ce qu’il faut retenir avant d’acheter

  • L’hybride non rechargeable a-t-elle droit à un bonus ?
    Non, seuls les modèles rechargeables (PHEV) sont officiellement éligibles au bonus écologique.
  • Peut-on cumuler le bonus et la prime à la conversion au sein d’un même foyer ?
    Oui, sous réserve que le propriétaire remplisse les critères de chaque dispositif.
  • Quel impact sur la fiscalité pour un véhicule de société ?
    Déduction accrue sur l’amortissement, exonération totale ou partielle de la TVS et incitation régionale pour la carte grise.
  • Puis-je installer une borne à domicile pour recharger mon hybride ?
    Oui, et une aide financière existe pour l’installation d’une wallbox (MaPrimeRénov’ ou crédit d’impôt transition énergétique, selon évolution en 2024).

Conclusion : optimiser son budget et préparer la transition automobile

Ainsi, en 2024, la voiture hybride conforte son statut de solution de transition idéale – pas encore exclusivement électrique, mais déjà très vertueuse sur le plan budgétaire et environnemental. Entre bonus écologique, prime à la conversion, exonérations diverses, et économies d’usage, le gain à moyen terme est réel pour les nouveaux acquéreurs, même si le surcoût initial demeure.

Afin de maximiser votre investissement, informez-vous sur chaque dispositif, anticipez vos besoins de recharge et surveillez les évolutions législatives. Les experts et retours d’expérience sur parentsautop.com vous accompagnent dans la sélection du modèle, la compréhension des démarches fiscales et l’évaluation du vrai coût d’usage année après année.

Pour aller plus loin, vous trouverez sur notre plateforme comparatifs, simulateurs, conseils de financement et témoignages d’utilisateurs ayant sauté le pas de l’hybride. N’hésitez pas à partager vos questions ou votre expérience : la mobilité de demain s’invente dès aujourd’hui, avec chacun d’entre nous.

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